mercredi 9 août 2017

L'avis de Ramettes : Le Chastronaute



http://florencehinckel.com/

Editions Nathan, 2015, 111 p., 5,95 €

4e de couv. :
Pitre est maintenant un chat célèbre. Cinéma, télévision, tout le monde se l'arrache ! Il est même réquisitionné pour une mission dans l'espace ! Le voilà en Guyane, au centre d'entraînement spatial de Kourou. Les premières séances de préparation en piscine ne sont pas de tout repos pour Pitre, mais ce n'est rien comparé à ce qui l'attend : le voyage en fusée !

Ma Avis :
Cette histoire est la conséquence de la précédente et elle engendrera la suivante. Il est donc recommandé de les lire dans l’ordre pour vraiment  avoir les enchaînements entres les aventures :
Le chat Pitre
Le chat Beauté
Chat va faire mal !
Le Chastronaute
Superchat Pitre

Attention ça "spoile" un peu l’épisode précédent. C’est nécessaire pour cette aventure.
Grâce à sa petite notoriété , les propositions pour des publicités n’arrêtent pas. La vie a changé.
Quand tout à coup la famille reçoit un coup de fil du CNES…  Qu’est-ce que c’est  « Chats  Nourris Excessivement à la Sardine » ? ? Non « Centre National d’Etudes Spatiales » Rien de moins !
Il y a un temps de débat familial sur doit-il ou ne doit-il pas partir dans l’espace. Petit moment instructif autour des animaux qui étaient allaient dans l’espace… petite note historique.
Toute la thématique sur l’espace permettra au jeune lecteur d’apprendre des choses sur les vols dans l’espace.
Daniel Air, l’astronaute, est tellement en phase qu’il a l’air de comprendre ce que Pitre est en train de penser, cela donne des dialogues drôles.
Encore une aventure amusante et des rebondissements rocambolesques.
Il me reste à lire le deuxième épisode des mésaventures de Chat Pitre et sa famille :"Le chat beauté".
A quand le prochain épisode de ce chat ???

http://parlons-livres.blogspot.fr/2017/07/lavis-de-ramettes-chat-va-faire-mal.html    



http://parlons-livres.blogspot.fr/2017/07/lavis-de-ramettes-chat-va-faire-mal.html   http://parlons-livres.blogspot.fr/2017/03/superchat-pitre.html




samedi 8 juillet 2017

L'avis de Ramettes : Chat va faire mal !







Florence Hinckel
Ill. Joëlle Passeron
Editions Nathan, 2014, 95 p., 5,75€

4e de couv. :
Pas de vacances pour le chat Pitre !
Je suis un chat, je m'appelle Pitre, et il m'arrive une chose terrible : mes maîtres ont décidé de partir en vacances... sans moi ! En plus, ils veulent me confier à la voisine, la méchante Mme Piolet, et son affreux chat Malo. J'en tremble d'avance...

Blog de Florence Hinckel : La petite mécanique

Mon billet :

Voici une nouvelle aventure de Pitre le chat. En fait dans l’ordre de parution c’est la troisième.
Dès le titre on sait que les jeux de mots autour du mot chat vont fleurir… les titres des chapitres aussi vont être amusants et évocateurs.
L’histoire est racontée du point de vue du chat, c’est donc complètement subjectif. Il a forcément une vision différente des humains. Comme il n’a pas la parole, il est un peu limité, mais entre les miaulements les mimiques, ses bêtises et les interprétations des membres de la famille c’est comme s’il s’exprimait. 
Quant au lecteur, il a toutes les versions et c’est drôle comment Florence Hinckel a su faire dialoguer des différents personnages, on  les commentaires du chat avec les répliques parfois bien cinglantes, ses pensées puis les revirements de point de vue en fonction des conversations humaines…
Les illustrations viennent renforcer le côté drôle et parfois ironique.
Ce n’est pas une mince affaire de préparer ses vacances avec un chat pas très coopératif !
L’emmener peut causer des dégâts et le laisser… Alors il faut trouver la personne qui survivra à la présence de ce chat autoritaire. Un essai s’impose.  Et si finalement de bourreau il devenait victime ? Mais tout est question d’apparence… il faut juste ne pas se faire prendre sur le fait !
Je ne vais pas m’étendre sur les membres de la famille car je vous en ai parlé dans les précédentes chroniques …
Petit exemple que je trouve excellent : Jérôme le père fait tout pour convaincre la famille que vraiment l’emmener n’est pas la solution. Et voilà ce qu’en pense Pitre : « Traitre. Judas. Félon. Parjure. Scélérat. Bref, Jérôme est un sale renégat »… Quand on lit ça, on se dit : heureusement qu’il ne peut pas parler !
Notre héros va vivre des aventures incroyable et terribles… il va subir des tortures infâmes et même être kidnappé ! Mais je vous laisse découvrir les supplices et les traumatismes… ainsi que l'amour pour ces petites bêtes !
C'est dans l'air du temps... Et c'est peut-être un moyen de faire passer certaines messages aux jeunes lecteurs...
N’oubliez pas de lire la fiche de l’auteure et de l’illustratrice…
Je vous souhaite une belle lecture… La prochaine aventure que je vais lire c’est « Chastronaute ».

Sur ce blog vous pouvez lire les chroniques de  :

http://parlons-livres.blogspot.fr/2017/01/le-chat-pitre.html et http://parlons-livres.blogspot.fr/2017/03/superchat-pitre.html




A venir

http://florencehinckel.com/



 

mercredi 28 juin 2017

L'avis de Ramettes : La drôle d'idée de mon papa



Rémi Chaurand
Alexandra Huard

Editions Nathan, Coll. Album, 2014, 32 p, 10 €

4e de couv. :

Ce matin, Thelonius n'a pas très envie d'aller à l'école.
Et que lui répond son papa ? "C'est d'accord ! On n'y va pas, mais juste cette fois !'.
À la place, son papa lui concocte un programme inoubliable avec plein de surprises et même quelques bêtises... Pour Thelonius, il s'agit d'une journée extraordinaire....

Ma chronique :


Thélonious a une boule au ventre et à du mal à rentrer dans la cour de l’école, alors au lieu d’insister son papa va lui permettre de faire l’école buissonnière. Mais ils ne retournent pas à la maison. Le papa va lui faire vivre un lundi pas comme les autres.

Il ne questionne pas son enfant. On se demande bien pourquoi. Et il faudra attendre la fin de l’histoire pour comprendre.

C’est un album tout doux et drôle.

Le papa va aller avec lui dans des lieux où il a ne va pas habituellement. Et d'autres endroits où ils vont en famille zoo, musée. Mais là pas de maman. Où est-elle ? Au travail ? malade ? en voyage ? le sujet n'est pas abordé. Le papa semble combler cette absence. Thélonious va découvrir ses lieux un lundi et de manière un peu loufoque. Une journée père-fils improvisée.


mardi 16 mai 2017

L'Avis de Ramettes : Eux sur la photo




Hélène Gestern
Editions Arléa, poche,  2011, 301 p., 10 €

4e de couv. :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.

Ma chronique :

Ce roman épistolaire met en relations des gens du présent et convoque des gens du passé. L’histoire se déroule entre avril 2007 et avril 2008 entre Stéphane et Hélène. En une année leur vie sera complètement bouleversée.

Dans un premier temps ils ne se connaissent pas et petit à petit on voit leur relation changer. Les liens qui se tissent mettent à nu leurs pensées profondes. Il y a des ambigüités qui vont voir le jour au fur et à mesure qu’ils soulèvent les voiles du passé. De leurs réactions aux événements dépendra leur futur.

Ce roman joue avec le temps de l’écrit selon s’ils utilisent le courrier postal, le courrier électronique ou les sms, tantôt quelques minutes séparent une question d’une réponse tantôt il faut attendre plusieurs jours. Et puis il y a le temps présent et celui du passé selon les rencontres que les deux personnages feront. Ils laissent le temps à la réflexion en privilégiant l’écrit et ils laissent une trace écrite.

Ce roman joue aussi avec l’espace puisqu’on a d’une part Hélène centrée sur Paris (à quelques exceptions près) alors que Stéphane parcourt le monde : Il vit en Angleterre, mais son travail l’envoi en Finlande et à Hawaï, il a des attaches en Suisse.

Ces deux  vecteurs donnent à la narration un rythme et rend cohérent que la correspondance dure aussi longtemps.

La construction narrative joue aussi un rôle dans la relation. Chaque début de chapitre débute avec une description assez objective d’une photo, dont ils parleront dans les échanges d’informations.

La longueur des échanges sont plus ou moins courts alors le lecteur à tendance à se laisser prendre et à passer de l’une à l’autre (c’est comme ça que je lai lu en 24 h). Les dates ponctuent les échanges.

Lorsque des rencontres lieu ou qu’il y a eu une conversation téléphonique on n’a pas une retranscription mais des références à des émotions, à des informations ou des événements dans le courrier suivant.

 La thématique principale concerne les secrets de famille, leurs influences psychologiques. Faut-il les déterrer ou pas ? Conséquences de ces choix et conséquences  sur le futur de ce qui pourrait être trouvé. Si Hélène à amorcé les recherches c’est que c’était vital pour elle, et une fois le doigt dans l’engrenage il n’y a plus  de marche arrière possible… ni pour Hélène ni pour Stéphane qui était aussi dans une souffrance.

Il y a une évolution sur l’état d’esprit d’Hélène et de Stéphane. On découvre petit à petit que cette quête correspond à une souffrance personnelle et pas juste de la curiosité. Plus ils dévoilent des secrets plus on réalise qu’ils ont souffert pendant toute leur enfance et leur vie adulte (elle à 39 ans et lui quelques années de plus).

L’autre thématique omniprésente est celle de la mémoire à travers les traces laissées dans le psychisme, la perte de mémoire ou de moyen de communication de certains personnages, disparition des principaux protagonistes du passé. Les photographies remplacent les témoins du passé ainsi que les documents écrits. Mais fixer un instant c’est aussi donner une image particulière d’un événement et puis il y a ensuite la lecture très suggestive selon celui qui la regarde sans légende. Il y a l’intention du photographe et l’interprétation de ceux qui ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants de l’histoire.

Les métiers choisis pour chaque personnage ne sont pas anodins. Stéphane qui s’occupe de génétique sur les arbres. Ce qui laisse songeur. Pourquoi des arbres et pas des humains ? Un rapport avec les racines et les arbres généalogiques ? Un paradoxe lui qui voyage beaucoup alors que les arbres sont sensés représenter la stabilité et la sédentarité. Hélène qui travaille sur les photographies et les cartes postales, sur le passé et les familles (ce sujet est abordé au cours de l’histoire). Pierre et Jean photographes ont laissé derrière eux des histoires en image, c’était leur façon d’exprimer leurs sentiments.

Le secret de famille n’est pas exceptionnel mais c’est comment l’histoire est menée à travers les lettres. Les personnages vont avoir des émotions fortes. Pour le lecteur qui entre dans le jeu (ce qui fut mon cas) on ressent aussi les doutes et  les angoisses qui vont vivre ses découvertes presque comme des accouchements. Ils vont presque renaître une fois certains non-dits révélés. Chaque lecteur prendra cette quête à sa façon et diront que j’y ai vu trop d’émotion…C'est une question de sensibilité !

Je vous souhaite une belle lecture



Prix René-Fallet 2012.
Prix « Coup de coeur des lycéens » de la Fondation Prince Pierre de Monaco 2012.
Prix du Premier Roman de l’Université d’Artois 2012.
Prix de l’Office central des Bibliothèques 2012.