vendredi 6 mars 2015

Lecture commune autour de la femme : nos avis (1/2)

Aujourd'hui il est temps de vous parler de femmes !


 

Pour cette lecture commune plusieurs lectrices ont chroniqué leur lecture :
Ka Horus a lu "Très Chère Sadie"de Sophie Kinsella et l'a noté 7/10
Langue Déliée a découvert Stéphanie Jaeger avec "Les tribulations de Stephy J., journal de bord d'une femme moderne" T1, qu'elle a noté : 1/5
> Ramettes nous parle de "Qui touche à mon corps je le tue" de Valentine Goby, noté 4/5
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> LE CHOIX DE KA HORUS 
Très Chère Sadie Sophie Kinsella
Note : 7/10

Résumé
La vie de Lara, 27 ans, part en cacahuète : un fiancé qui la plaque, une entreprise qu bord de la faillite, des factures qui s'accumulent... Et cerise sur le gâteau : sa meilleure amie l'a lâchée pour partir vivre en Inde ! Bref, Lara n'a ni le temps ni la patience de s'occuper de cette mystérieuse jeune fille qui semble tout droit sortie des années vingt. Et pourtant, la voilà embarquée dans une chasse au trésor pour le moins rocambolesque...

Chronique
Tout le monde, ou presque, connaît Sophie Kinsella pour son célèbre « Confession d'une accro au shopping ». Et bien pas moi. Enfin bien entendu j'avais vu le film, qui m'avait fait beaucoup rire, mais, à l'époque, je ne savais pas qu'un livre existait et je connaissais encore moins son auteur.
L'erreur est réparée puisque pour Noël une amie m'a offert un de ses bouquins que j'ai choisie de chroniquer.
Donc pour ce thème spécial autour de la femme j'ai choisie « Très chère Sadie ». Les contraintes étant respectées, puisqu'il y a un nom de femme dans le titre, et qui plus est c'est également écrit par une femme.

Chick-lit de son état, ce livre nous emporte dans la vie de Lara, qui suite au décès de sa grand-tante Sadie, va voir une version plus jeune de son fantôme. Cette dernière est à la recherche d'un collier très important pour elle et elle voudrait que Lara l'aide. Voilà notre héroïne embarqué dans une aventure tantôt drôle, tantôt mouvementée et surprenante. Il faut dire que Sadie a un fort caractère, mais au fil des pages, une complicité naît entre les deux femmes. Sadie viendra pimenter la vie de sa petite nièce, tandis que Lara va apprendre à connaître une grand-tante, qu'elle n'est pratiquement jamais allée voir de sa vie.
A chaque page que je tournais, je me demandais comment aller s'en sortir Lara et comment tout cela aller finir, ce qui, pour moi est plutôt bon signe, car deviner trop facilement la fin et je suis deçue. Là ce n'était vraiment pas le cas. Je ne me suis pas ennuyée une minute, les situations s'enchaînant et l'auteur a su se renouveler dans les surprises, parfois peut être un peu trop tiré par les cheveux, mais c'est ce qui donne le charme à cette lecture.
Pourtant, au-delà d'un roman rempli d'humour, parfois l'auteur aborde quelques sujets très intéressant, tel que les liens familiaux et aussi savoir profiter de la vie car on ne sait jamais ce qui peut arriver demain.
Ce qui est certain, c'est que si j'en ai l'occasion, je pense bien lire un autre livre de cette auteur, et j'espère m'amuser à tourner ses pages autant que celui-là. Son écriture est limpide avec ce qu'il faut de description
Pour finir je ne dirai que deux mots « Hardi-petit » (expression favorite de Sadie).

Quelques mots sur l'auteur
Sous le pseudonyme de Sophie Kinsella se cache l'auteur à succès Madeleine Wickham, dont Belfond a republié les premiers romans : « Un week-end entre amis », « Une maison de rêve » et « La Madone des enterrements ».
Agée d'une trentaine d'années, Sophie Kinsella est devenue écrivain après avoir été journaliste financière. Elle est l'auteur de la fameuse série des aventure de l'inoubliable Becky Bloomwood-Brandon : « Confessions d'une accro au shopping », « Becky à Manhattan », « L'Accro du shopping dit oui », « L'Accro du shopping a une soeur » et « L'Accro du shopping attend un bébé ». Elle a également écrit « Les Petits Secrets d'Emma » et « Samantha, bonne à rien faire », les aventures de deux héroïnes tout aussi déjantées que leur glorieuse aînée.
Sophie Kinsella vit à Londres avec son mari et leurs trois enfants.

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> LE CHOIX DE LANGUE DELIEE 
Pour l'occasion de la journée de la femme, Parlons Livres organisait une petite lecture commune.
La contrainte : "votre livre doit avoir au moins 1 prénom de femme dans son titre ou d'une auteure féminin".
Ni une ni deux, j'ai regardé dans ma PAL -ma bibliothèque à vrai dire- et j'ai repéré une bonne dizaine de livres qui collaient. Après mûre réflexion, je me suis décidée pour une auteure des Pyrénées Orientales Stéphanie Jaeger avec "Les tribulations de Stephy J., journal de bord d'une femme moderne" T1.

"Les tribulations de Stephy J., journal de bord d'une femme moderne" T1 - Stéphanie Jaeger - roman
4ème de couv. : "" Peut-on mener de front carrière, l'éducation de jumeaux de 5 ans et vie affective ? Que faire lorsqu'un homme éconduit vous enlève par dépit amoureux ? Comment réagir lorsqu'un collègue loufdingue vous saute dessus? Peut-on défendre des valeurs féministes en restant féminine?... Autant de questions qui trouvent leurs réponses dans ce véritable manuel de survie hilarant, rythmé et sans concession.
Dans son Journal de bord d'une femme moderne Stéphanie Jaeger nous propulse aux frontières du réel dans l'univers de Stephy, une nénette attachante et pleine de paradoxes, en prise avec une société pas toujours glamour.
Entre rire et réflexion, l'auteur y décrypte des instants de vie avec beaucoup de tendresse et fait rebondir sur le papier nos pensées les plus secrètes.
Un pur bonheur !" Raphaëlle Baker, journaliste."

Mon avis 
Que choisir de mieux que le "journal de bord d'une femme moderne" pour la journée de la femme ? Rien.
Le hic c'est qu'après lecture du livre, je trouve qu'il y a tromperie sur la marchandise ! Je m'explique.
Lorsqu'on di un journal de bord c'est un journal dans lequel on découvre un quotidien, une vie, des ressentis, des sentiments…
Sauf qu'ici, ce n'est pas ça. A la place d'avoir un journal, on a des petits billets, traitant de moments clés du personnage, qui ensemble forment une histoire. Parfois la journée se déroule en plusieurs billets et parfois en un seul. Nous n'avons pas clairement de marqueurs de temps en début de billets. Tout ça est un peu flou. Parfois les billets sont découpés par tranches horaires et parfois non.  
D'après la 4ème de couverture, le personnage a des enfants, un travail intéressant, des aventures… 
Là encore, l'histoire racontée traite surtout des amours d'une femme moderne. On nous parle rapidement du travail, du personnage principale, Stephy, de ses ex, de ses enfants, de ses amies…. mais tout ceci est superficielle et sert de tampon entre ses différentes aventures. Il aurait été plus juste de sous-titrer : "Les hommes d'une femme moderne". De plus peu de femmes entrent dans ce roman.

Vous l'aurez compris, on ne retrouve pas les codes classiques d'un journal. 
Cela dit, une fois que ce détail est éclairci, on est prêt pour passer un moment de détente avec une bonne lecture de plage. Pas besoin de réfléchir, on se laisse guider par les aventures abracadabrantes de cette midinette croqueuse d'hommes. 

Ecris à la 1ère personne, façon parlé, nous suivons donc les aventures de Stephy, légèrement cruche mais très joyeuse. Une adolescente de 40 ans. C'est typiquement le genre de personnage que soit on adore, soit on déteste. Tout le contraire du personnage que je m'étais imaginée en lisant la 4ème de couverture. 
Régulièrement l'auteure utilise des mots anglais dans le texte qui à mon sens n'ont pas leurs places (ex : "call number"pour dire "numéro de téléphone"). L'autre chose qui m'a dérangé est le fait qu'un paragraphe sur deux commence par deux mots suivit d'une virgule (Aussi,… ; En faite,… ; Cela dit,…). J'avais l'impression que l'on me parlait à voix haute, sans avoir réfléchit à ce qu'on allait me dire. Un peu comme un oral pas préparé. Il ne manque que les "et euh…" en fin de paragraphes… 

Si je n'ai mis que 1 à ce livre c'est surtout car je ne m'attendais pas à lire un livre du style "Blonde attitude" (de Plum Sykes, noté 0/5) surtout que l'auteure m'avait parlé de Stephy comme d'une vraie "célibattante" sûre d'elle et bien dans ses talons. Or elle est plus fragile et à la recherche de l'amour ce qui l'amène à sortir avec des hommes que "combatif, qui entend profiter de sa liberté" (définition Larousse)J'ai l'impression qu'on m'a vendu une poire rose en m'affirmant qu'il s'agissait une fraise noir ! C'est dommage car sans ça j'aurais pris le livre pour ce qu'il est et j'aurais passé un bon moment.

En conclusion : je suis passée totalement à côté de ce livre !

Je conseille ce livre aux ados et femmes qui aiment les histoires de filles sans prise de tête, tout en légèreté.

Ma note : 1*/5*
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> LE CHOIX DE RAMETTES 

« Qui touche à mon corps je le tue »Valentine Goby
4ème de couv : « Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. 
Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre.
Henri D., exécuteur des hautes œuvres, dans l'attente du jour qui se lève.
De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort. »

Valentine Goby.


Ma Chronique
Le thème proposé en ce mois de mars 2015, n’est pas un thème inconnu pour moi. Il se trouve que depuis le début de l’année j’ai lu trois autres livres forts où l’état de femme est au centre de l’intrigue.(1)
« Qui touche à mon corps je le tue » avec un tel titre on entre déjà dans vif du sujet. Au fils des vies qui se dévoilent on va découvrir se qui se cache derrière ce titre.
La femme, son corps et son esprit, parfois on lui nie l’un ou l’autre voir les deux et plus encore.
La thématique de cette lecture commune était un titre avec un prénom ou que cela parle de la femme. J’ai choisi ce roman car c’est un livre que j’ai essayé de lire à plusieurs reprises et que j’ai du reposer car ce n’était pas le moment. Aujourd’hui, c’était le bon moment semble-t-il… ne vous y trompez pas il est assez bref, mais vous le reposerait de temps en temps car il est intense, il vous prend au ventre … Valentine nous emporte dans des émotions fortes.
Il ne s’agit pas d’un livre qui traite sur pour ou contre l’avortement, les deux positions seront présentes, Valentine Goby va au-delà de ce clivage.
On a trois personnages que rien ne laisse présager que leurs destins se croiseraient. On a Lucie L. celle qui veut avorter, Marie G. la faiseuse d’ange, et Henri D. l’exécuteur des Hautes Œuvres … et la mort qui rode dans ce Paris sous occupation Allemande.
Valentine Goby va nous raconter trois parcours différents mais où il est question de rapport à la mère et des conséquences sur leur avenir. Ils ont tous trois des failles et blessures émotionnelles et psychologiques.
Valentine Goby a choisi de montrer l’évolution et ne s’est pas contenté de dire « ils sont comme ça aujourd’hui parce qu’ils ont vécu ça durant leur enfance et jeunesse », c’est plus complexe.
Elle nous parle des meurs en France fin XIX début XX siècle. Elle nous remets dans le contexte… l’histoire se termine le 30 juillet 1943.
La notion de classe et position sociale a une grande importance. Par exemple :
La bonne à tout faire dit qu’elle est blanchisseuse.
Le bourreau crée une entreprise de cycle pour ne pas dire à son fils qu’il est exécuteur officiel.
Les thématiques touchant à la propreté et de la souillure sont omniprésentes.
Les trois personnages se voient comme des êtres transparents qui s’effacent…
La mère de Lucie L. tisse la laine.
Les parents d’Henri D. travaillent dans une usine de bonneterie, et tissage industriel.
Et Valentine Goby tisse des scènes qui racontent alternativement les souvenirs de chaque personnage.
Il est beaucoup question de couleur et de lumière dans ce roman.
L’écriture de Valentine Goby nous entraîne dans l’intimité de ses personnages qui ont plus ou moins existés dans la vraie vie.
Chacun à leur manière ont recherché que leur vrai Moi soit révélé pour se sentir exister. Valentine Goby leur donne corps, un corps, leur corps et leur âme vont rentrer en symbiose. 

Ma note : 4*/5*
(1) « La garçonnière » Hélène Gremillon (auteur de « le confident ») -  « Le gardien invisible » Dolores Redondo - « Jeanne » Patrick Da Silva


Bonne lecture à tous,
PL

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