mardi 28 juin 2016

L'avis de Ramettes : Billy Brouillard, "Les comptines malfaisantes" I



Billy Brouillard : Les comptines malfaisantes
Guillaume Bianco
Editions Soleil, coll. Métamorphose, 3 tomes, 37 p. (chacun), 29,95 €
9782302008892


4e de couv. :
Les comptines malfaisantes sont au nombre de treize. Leur origines sont diverses et variées, souvent mystérieuses. Certains prétendent quelles auraient  été écrites par le diable ne personne, afin de punir les enfants dissipés. Quatre d’entre elles ont été retranscrites dans ce coffret.



Ma chronique :

J’avais envie de partager la découverte d’un auteur/illustrateur et d’une maison d’édition « Soleil production » et en particulier ce coffret de la collection « Métamorphose ». Les trois livres dont je vais vous parler sont réunis dans un joli coffret cartonné qui ressemble à un gros livre. La couverture de chaque volume est cartonnée, le papier épais de couleur ivoire, cela donne un objet magnifique.
Je l’ai choisi sur les étagères de la bibliothèque au rayon jeunesse, je n’ai pas eu le temps de le feuilleter. Je me suis laissée séduire par l’illustration et le titre. Dès que je l’ai commencé, je me suis dit que ce n’était pas à mettre entre toutes les mains. Je les ai prêtés à ma fille de dix-huit ans qui m’a dit que cela lui rappelait « La triste fin du petit enfant huître et autres histoires » de Tim Burton. Mon fils de 8 ans qui a entendu que ce n’était pas pour lui, les a pris en cachette pour les lire tout seul avant de venir partager sa lecture avec moi… le pouvoir de l’interdit ! Depuis nous les avons lus plusieurs fois…




Livre 1 : « L’hôte funeste »

C’est un joli livre avec une couverture cartonnée, les pages intérieures sont décorées de diablotins qui volent dans de drôles de nimbes, un magnifique travail de patience à base de petits traits. Avant que l’histoire commence, on voit des petits dessins en bas de page qui ne laissent rien augurer de bon pour les personnages.
Sur le « A » de Alison un corbeau est posé et semble surveiller. Alison est une petite fille qui n’aime pas les insectes et qui les écrase allègrement. Même si elle est habillée en petite fille modèle, il n’en ai rien. Bien entendu à force de se délecter des souffrances qu’elle inflige aux insectes, ils vont se venger et sa vie va s’en trouver métamorphosée… mais je vous laisse découvrir.



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Livre 2 : « Imhotep »

C’est mon histoire préférée, peut-être parce que c’est la première que j’ai lu où parce que le personnage n’est pas cruel comme dans les autres comptines !
Barbara découvre un insecte momifié dans son assiette. Elle s’en occuper. Elle n’écoute personne, elle n’en fait qu’à sa tête. Ce drôle d’insecte a une faim insatiable, il dévore, dévore… Jusqu’au moment où l’histoire bascule…
Lorsqu’on sait ce que signifie la dévoration dans les contes (sexualité) on se dit que cette bestiole est très spéciale. Elle devient obsédée par cette créature, elle ne oublie ses amies et même son chat. Elle lui passe tout.
Histoire macabre où des scènes enfantines se transforment en scènes d’horreur. On se retrouve à attendre page après page que cet insecte prenne le dessus…
Une double page qui ressemble à un carnet de travail avec texte et illustrations nous explique ce qu’est « l’entomanthropie ».


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Livre 3. Première histoire « La complainte de la fille de l’eau ».

Ce livre se compose de deux histoires indépendantes et d’un pseudo carnet en fin de volume. La double page s’intitule « Les royaumes infernaux ». Où on apprend entre autre « pourquoi votre maman vous met du shampoing qui pique les yeux ? » ou encore quel est le sort réservé aux noyés.
Cette histoire nous plonge dans la vengeance du poisson rouge. Philomène ne s’en est pas occupé et il est mort. Elle va cacher sa faute en essayant de lui trouver un remplaçant et elle sera punie… La moralité serait. Il n’est pas bon de mentir au père Noël ! hihihi… Vous l’aurez compris ça val mal se terminer pour elle !
Quand je pense au nombre de parents qui trompent leur enfant lorsque leur animal favori est mort !!!
Les textes accompagnent les dessins qui parsèment la page. Nous sommes dans le noir et blanc, sans encadré.



Livre 3. Deuxième histoire : « La petite princesse qui faisait du mal aux gens »

Elle n’a pas de nom. Elle a de gros yeux comme tous les personnages de cette série, un sourire diabolique, elle crie, elle hurle, elle dévore (oui encore le thème de la dévoration !). Elle fait souffrir et pleurer.
Elle va devoir trouver un mari et elle va exiger : « je prendrai pour époux celui qui sera capable de m’offrir sa plus grande souffrance ! »… On va avoir droit à de drôles d’expériences plus horribles les unes que les autres. Mais, elle sera finalement prise à son propre piège… Tel est pris qui croyait prendre !

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En guise de conclusion
Dans ces trois histoires on retrouve des expériences et des peurs enfantines poussées à leur extrême. Qui n'a pas tué des insectes ? oublié de s’occuper de son poisson rouge ? pris plaisir à effrayer les gens ?
C’est un joli coffret avec ouvrages très soignés, avec du papier de bonne qualité que l’on a plaisir à relire. « Plaisir » ?, j’ai dis plaisir ? Misère que va-t-il m’arriver ? maintenant que je me suis délecté de ces horribles histoires ? J’ai peur ! Je ne vais plus oser écraser un insecte, ni approcher d’un bocal à poisson. Quand à aller me baigner…
Pour aller plus loin dans la découverte de cet univers, vous pouvez tenter la visite du blog de l’auteur :


J'ai mis dans ma wish list le volume II !









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