samedi 3 décembre 2016

L'avis de Ramettes : Tangapico


Tangapico
Didier Lévy
Alexandra huard
Editions Sarbacane, 2015, 40 p.

4e de couv. :

Marcus a 9 ans et pas la moindre envie de s'embarquer sur le Christo Valdès pour remonter le Tangapico et rejoindre son père au fond de la jungle.


Ma Chronique :

« Tangapico » est un livre à mettre entre toutes les mains. Que vous soyez petit ou grand cette lecture vous fera réfléchir.

Connaissez-vous les Éditions Sarbacane ? C’est une maison d’édition qui publie des textes forts qui ne laissent pas indifférents. Il y a du sens et pas seulement une histoire.
Partir c'est grandir !

Un enfant doit aller retrouver son père. Pour cela il doit faire un voyage sans accompagnant sur un bateau qui navigue sur la rivière Tangapico. On est dans une zone tropicale qui fait penser à l’Amazonie.

Nous allons l’accompagner dans ce qui va être un voyage initiatique. Il découvre cette zone sans ses parents, il va réaliser ses propres expériences. Il part avec ses certitudes d’enfant gâté. Mais dès la première escale il découvre qu’il est de tradition sur ce trajet d’échanger un de ces biens contre celui d’un habitant du lieu. Il n’a pas le choix. Il va avoir l’impression d’être dépouillé : ses écouteurs, sa console de jeu, ses baskets et en échange on lui offrira une figurine en terre cuite, un flûte et une crème… Plus il se dépouille, plus il se libère d’un fardeau et plus il accède a une autre vision du monde. Après ces trois étapes, il va vivre avec le capitaine du bateau et enfin atteindre le but de voyage. Je vous laisse découvrir ce qu’il va apprendre et ce qu’il va devenir au bout de ses 9 jours.

Maintenant intéressons-nous aux illustrations. Des dessins pleine page avec une prédominance du vert puisqu’on est dans la jungle. On a tantôt des images de paysages, tantôt des gros plans sur le navire, sur le visage de l’enfant. On a des changements de focale comme si une caméra changeait de place, on à même une vue aérienne. Cela renvois à des notions d’espace et de mouvement.

Grâce aux couleurs du ciel et les ombres portées ont à une notion du temps.

Les animaux « exotiques n’ont pas de contour noir.

Plus je lis les livres de la sélection plus j’ai du mal à voter pour l’un ou l’autre… ça tombe bien c’est mon fils qui vote !

A bientôt pour le dernier de la sélection CE2-CM1 2016






L'auteur

Né en 1964, Didier Lévy vit à Paris. C'est l'un des auteurs phares de Sarbacane, conteur ultra talentueux des aventures d'Angelman (quatre fois primé) et de La Bête curieuse, auteur sensible de L'Arbre lecteur, Lifou et du Gâteau de paix, créateur drôlissime des Oubliés de l'étagère, et des séries Petit Dernier avec Fred Benaglia, Elza avec Catherine Meurisse et Shen Shan avec Fabien Laurent.

L'illustratrice

Jeune illustratrice diplômée de l'excellente école Émile Cohl de Lyon, Alexandra Huard est née à Annecy. Primée à la Foire de Bologne début 2010, elle déploie un talent singulier, déjà remarqué avec La Chose, puis La Chanson de Richard Strauss et Un week-end de repos absolu, ses grands albums peints à la gouache, technique exigeante qu'elle réserve à Sarbacane. Elle vit à Lyon.








Intérieur du livre ...Très belle illustration ne vous fiez pas à la photo !


 




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